woensdag 13 april 2005

Réflexion prospective sur la Mer

Les mers et les océans, qui occupent 71% de la surface terrestre, représentent un enjeu vital pour l’avenir de l’humanité dans un espace mondialisé sans réglementation. La complexité des défis que notre société doit relever à cet égard, illustre les incertitudes et les espoirs des futurs scientifiques, économiques, sociaux, environnementaux et stratégiques.

Longtemps inaccessibles et encore méconnus, les fonds marins recèlent des informations capitales pour l’avenir de la science mais requièrent aussi des actions urgentes de préservation de la biodiversité face à la pollution et à une pêche trop intensive.

Longtemps inaccessibles et encore méconnus, les fonds marins recèlent des informations capitales pour l’avenir de la science mais requièrent aussi des actions urgentes de préservation de la biodiversité face à la pollution et à une pêche trop intensive.

Au cours du second semestre 2004, l’Union européenne a d’ailleurs déclaré prioritaire l’élaboration d’une stratégie marine pour l’Europe en faveur d’une qualité préservée du milieu marin.

Les nombreux usages en pleine expansion du patrimoine marin constituent tout à la fois des sources de préoccupation environnementales et des opportunités de développement de nouvelles activités.

A titre d’exemple, toutes les prévisions s’accordent pour annoncer dans les années à venir un accroissement très fort du commerce mondial par voies maritimes. Si ces perspectives sont synonymes de nouveaux marchés - auxquels la France se prépare en rendant notamment sa flotte de commerce plus compétitive- , elles appellent également la mise en place de réglementations pour sécuriser l’espace maritime.

De nouvelles interrogations se posent du fait de la « littoralisation » de la population mondiale dans un contexte de réchauffement et d’accidents climatiques, tels le tsunami qui a ravagé une partie des côtes asiatiques en décembre 2004.

Face à ces défis, les autorités françaises ont engagé de larges réflexions, notamment dans le cadre du Comité Interministériel de la Mer, pour améliorer la sécurité et la sûreté maritimes, développer une politique économique spécifique et rendre compétitive notre flotte de commerce, mieux organiser l’action de l’Etat en mer et promouvoir son développement durable.

Le Ministère de l’Ecologie et du Développement durable et le Secrétariat d’Etat aux Transports et à la Mer se sont ainsi particulièrement engagés sur ces questions qui dépassent nos frontières et impliquent des actions concertées à l’international.

Quels que soient les enjeux concernés, la question déterminante est celle de la gouvernance internationale. La maîtrise des mers stratégique et commerciale demeure un élément essentiel de la géopolitique des Etats.

En effet, le droit maritime international reste encore embryonnaire et malgré les accords de Montego Bay en 1982, seuls 60 pays en ont ratifié les grands principes. Parmi les absents, on note ainsi les Etats-Unis, la Russie… ! On assiste également à un émiettement de la gouvernance avec la multiplication de conventions offrant une faible visibilité. Au delà de la question des eaux internationales, la gestion commune des océans est une des clés du développement durable.

Cette rencontre de prospective du Sénat aura pour objectif de réunir les acteurs qui ont, par leur activité ou leur responsabilité, des implications et des réflexions sur l’avenir de la mer et des océans.

Geen opmerkingen: